Vivre au Japon: les fruits et les légumes

Fruits et légumes au Japon - source http://www.travelordie.net/

Au Japon, les fruits et les légumes coûtent relativement chers, particulièrement à Tokyo lorsque vous achetez en magasin et convenience store. Mais que mangent les japonais alors ? Se passent-ils de fruits et de légumes ? Non, pas vraiment !

 

Fruits et légumes au Japon - source http://www.travelordie.net/

Fruits et légumes au Japon – source http://www.travelordie.net/

Les japonais commandent bien souvent directement aux producteurs. Les fruits et légumes sont ainsi bien moins coûteux. Il est même commun d’envoyer comme cadeau, des cageots de fruits et de légumes (oranges, mandarines, patates douces, pommes … ). 

Je reçois régulièrement des fruits envoyés par la belle famille ayant soit fait les achats eux-mêmes, soit passé une commande auprès du producteur, ce dernier l’envoyant directement au destinataire.

Il est vrai que l’accès aux producteurs n’est pas aisé lorsqu’on ne parle pas très bien japonais, qu’on ne sait très bien où se renseigner, ou encore lorsque l’on a pas de carte de crédit japonaise.

Cependant, il est bon de démentir ce stéréotype, régulièrement croisé sur la toile. En réalité, se distinguent deux types de produits: consommation courante et cadeau.

Dans le premier cas, les japonais savent bien où se fournir en fonction de leur porte monnaie. Il n’est pas de raison pour l’expat’ de ne pas faire de même ! À Tokyo, selon les quartiers, des petites boutiques de fruits et de légumes affichent des prix tout à fait raisonnables (pas si éloignés des prix français). Cela vous demande de parler peut être un peu plus japonais que les grandes surfaces, de découvrir un peu plus la vie de votre quartier ou du quartier voisin, bref, cela demande un peu de temps et un peu de courage. Personnellement, je vais faire mon petit marché près de la Mejiro-dori, où les producteurs sont en vente quasiment directe, et je paye des prix bien inférieurs à ma supérette habituelle.

Dans le second cas, oui, les prix grimpent très haut. C’est normal, le fruit devient alors un objet soigné, précieux presque unique. Ils sont produits avec soin, parfois à la main, sans aucun produits chimiques. Ils peuvent venir de région éloignée (le sud, Okinawa) et voir leur prix doubler à cause de la distance. Ils sont vendues à l’unité dans de beaux emballages. On comprend alors, qu’une mangue, un melon, des grosses pommes dans leur écrin, soit vendus 15, 20, 30 voir … une centaine d’euro.

Aujourd’hui, acheter des fruits et des légumes au Japon pose un autre problème. Depuis l’incident de Fukushima, le débat fait rage sur l’impact de la radioactivité sur la nature, et sur les régions agricoles environnantes. Entre paranoïa et trop grande confiance dans les déclarations grandiloquentes du gouvernement, il convient de prendre garde.

Si des papillons, des fleurs, et des animaux « mutants » ont été découverts, le public peut être en droit de douter de la qualité des produits originaires des préfectures attenantes. Il est de plus en plus nécessaire de bien vérifier la région d’origine, afin de ne pas manger des produits éventuellement contaminés. Rappelons que le gouvernement japonais, pressé de se débarrasser du problème, autorise la vente des produits issus des régions environnant la zone sinistrée, tandis que le gouvernement de la Corée du Sud refuse les importations par manque d’informations certaines et scientifiques sur la sécurité des aliments … ).

Il est vrai, déjà en France, j’étais assez sensible à la question de la traçabilité de mes aliments: l’origine géographique, respecter les saisons, le mode de production. Au Japon, malgré la barrière des kanji, je ne me suis pas laissée démonter. J’ai fait ma petite liste, avec les indications précieuses de ma belle-famille, très remontée sur le sujet.

À éviter:

X福島(ふくしま= fukushima)
X宮城(みやぎmiyagi
X茨城(いばらぎ: ibaraki)
X千葉(ちば= chiba)
X群馬(ぐんま gunma)
X栃木(とちぎ tochigi)
X岩手(いわて iwate)
X青森(あおもり aomori)
X静岡(しずおか shizuoka)
X神奈川(かながわ kanagawa)

Feu vert !

◎福岡(ふくおか= fukuoka
◎宮崎(みやざき= miyazagi
◎鹿児島(鹿児島)
◎徳島(とくしま tokushima)
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About Amélie-Marie (177 Articles)
C'est en 2007 que j'ai pour la première fois posé le pied au Japon. Depuis, je n'en suis jamais tout à fait rentrée. Amoureuse de l'archipel, mais aussi des voyages, j'aime écrire à propos des mes expériences de vie, des autres cultures que je croise. Je travaille depuis 2015 pour Coto Academy, une école de langue de japonais et Coto Work, une agence de recrutement sur Tokyo.

7 Comments on Vivre au Japon: les fruits et les légumes

  1. Merci pour toutes ces informations, c’est vraiment intéressant. Car, ayant discuté avec quelques personnes parties en vacances à Tokyo, j’en étais restée à « les fruits là-bas c’est super cher ! ». Donc là, tu éclaires un peu ma lanterne !

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    • Bonsoir, merci de ton commentaire ! C’est tout à fait normal car c’est très perturbant de faire ses courses au Japon, beaucoup d’enseignes, des grandes surfaces étranges à mi chemin entre l’épicerie de luxe et le marché populaire. J’ai mis du temps à m’y faire mais du jour où je suis allée dans les yaoya (magasins de fruits et de légumes) j’ai trouvé des prix raisonnables :).

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  2. C’est effrayant de savoir que le gouvernement japonais permet la commercialisation de produits venant de zones contaminées…
    Je viens de découvrir ton blog, et j’adore tes articles !

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    • Bonjour et bienvenue. Merci beaucoup pour ton opinion :). Oui effrayant est bien choisi. Plus j’en apprends sur le système politique japonais (mais aussi les médias de l’archipel) plus je suis méfiante à l’égard des informations diffusées. Par exemple, des études montrant que les enfants des régions environnant Fukushima étaient victimes de symptômes (saignement de nez, nausées, vertiges…) résultant de la pollution provenant de l’incident, le gouvernement a fait arrêter toutes les analyses …

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  3. C’est vrai qu’on a trouvé les fruits plutôt pas donnés, après pour les légumes c’était pas si exorbitant … Par contre, c’est quand même pas chouette ce manque de traçabilité, et surtout de vérité autour de la radiocativité. Dur de faire le tri j’imagine … En tout cas, je sais pas si je te l’avais dit, mais MERCI pour ce blog, c’est comme si j’étais encore un peu là-bas 😉 à plus ma biche

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    • Merci beaucoup :). Oui c’est évident qu’au premier abord c’est cher, car les supermarchés sont les magasins les plus visibles, et ils sont partout. Ce n’est qu’après quelques semaines que j’ai compris qu’il me fallait franchir le cap des petites yaoya pour trouver des prix raisonnables ! 🙂

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  4. Encore une preuve qui vient confirmer les manquements du système politiques joponais et des progrès à faire dans ce domaine. Merci pour cet article 😉

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