Vivre au Japon: acheter des vêtements à Uniqlo

Une de mes grandes inquiétudes concernant ma vie dans l’archipel nippon, fut de savoir si j’allais trouver des fringues. Les japonaises sont fashion, et Tokyo est le temple de la mode avec les boutiques et friperies d’Harajuku et de Shibuya, ou encore les enseignes de luxe sur Omote sando. Sauf que les japonaises et moi, nous n’avons pas la même morphologie. En dehors des enseignes européennes (Zara, Mango, H&M) assez chères en raison de l’importation, j’ai été sauvée par Uniqlo

Il s’agit d’un géant du textile japonais pour des vêtements décontractés. Uniqlo s’est implanté un peu partout dans le monde (Chine, France, Allemagne, Hong Kong, Russie, Singapour, Corée du Sud, Taiwan, Thailand, UK, US …)

Unique Clothing

En 1985, à Hiroshima, ouvre un magasin de vêtement casual sous le nom de Unique Clothing Warehouse (Entrepôt de vêtements unique). C’est la naissance de la contraction Uniqlo (uni-clo). Le succès est au rendez-vous, et la compagnie s’étend au point d’avoir plus de 100 boutiques à travers le Japon en 1994. Imitant la chaine GAP, Fast Retailing (la compagnie détenant l’enseigne) adopte une stratégie appelée SPA (private-label-apparel), signifiant qu’ils produisent et vendent exclusivement leurs produits. Aujourd’hui, c’est l’explosion puisque que plus de 700 boutiques ont ouvert dans l’archipel, et son expansion à l’international fait de l’enseigne un joueur dans la cour des grands, au côté de GAP, H&M et Inditex. 

L’esprit japonais dans tes fringues

In creating its clothing lines, Uniqlo embraces both shunand kino-biShun means ‘timing, best timing, but also at the same time it’s a trend,’ something that’s updated and just in time, neither early nor late. The company offers clothing basics, but basics that are current, that respond to what’s going on today in art and design. Kino-bimeans function and beauty, joined together: the clothing is presented in an organized, rational manner, and that very organization and rationality creates an artistic pattern and rhythm. All these qualities reflect the defining characteristics of modern Japanese culture, modern ‘Japaneseness.’
—Nobuo Domae, CEO, Uniqlo USA (April 2007)
En créant ses lignes de vêtements, Uniqlo englobe à la fois shun er kino-bi. Shun signifiant le « timing », le meilleur moment, mais aussi une tendance, «quelque chose qui est mis à jour juste à temps, ni trop tôt ni trop tard ». La société offre des vêtements basiques, mais tout en s’inscrivant dans la mode actuelle, qui répondent à ce qui se passe aujourd’hui dans l’art et le design. Kino-bi signifie la réunion de la fonction et la beauté: les vêtements sont présentés de manière rationnelle  et organisée, cette même organisation et rationalité crée un modèle et un rythme artistique. Toutes ces qualités reflètent les caractéristiques déterminantes de la culture japonaise moderne, la ‘japonité.

La compagnie, ambitieuse, a déclaré vouloir être en 2020, le plus grand détaillant de marque privée au monde. Les chiffres sont affolants puisque cela signifie des ventes annuelles à plus de 61.2 milliards de dollars US.

Les créateurs de mode à l’honneur

Uniqlo n’hésite pas à conclure des contrats avec des créateurs de mode, comme Jil Sander en 2009 ou Shiatzy Chen en 2010. Uniqlo a aussi fourni les uniformes pour les athlètes olympiques (1998, 2002, 2004) mais des sportifs étrangers portent aussi la marque (Adam Scott, ou encore Novak Djokovic). Régulièrement, divers créateurs du monde entier sont invités à participer à la conception de micro collection avec 8 looks (capsule collection). Philipp Lim, Alice Roi, Tina Lutz ou encore Ines de la Fressange (cette année) ont déjà répondu à l’appel. En 2012, Uniqlo s’est associé à Comptoir des Cotonniers pour créer une ligne de mode à la française, avec la technologie japonaise afin de faire des vêtements sophistiqués pour tous les moments de la vie.

En France, il faut se rendre à Paris pour découvrir l’enseigne dans les quelques boutiques de la capitale.

Uniqlo se paie même les conbini 

En 2007, Uniqlo lance le projet UT, une version conbini, l’abréviation de convenience store (magasin de proximité, ouvert 24h/24h) pour vendre des T-shirt, avec des lignes en édition limitée, conçus par des artistes célèbres.

Alors ? 

Sans Uniqlo, je serai très malheureuse.

Les fringues sont plutôt bien taillées, basiques sans être passe-partout. D’ailleurs les tailles allant de S à XL ne désavantagent pas les européennes, et mon 38/40 rentre à l’aise dans un pantalon stretch taille M. Toutes les coupes ne réussissent aux formes occidentales certes, mais c’est vraiment LE lieu au Japon où je peux aller me chercher des fringues sans maudire mes gênes ou aller dans la section « ronde » (oui, ça existe au Japon). Le seul conseil, c’est de ne pas hésiter à essayer.

Les prix sont LE point fort de la marque (au Japon). Non seulement le prix de départ n’est pas élevé, mais Uniqlo a de plus tendance à faire beaucoup de promotion, ses lignes se renouvelant souvent.

Même si la TVA japonaise a augmenté le 1 er avril 2014, la marque reste une des moins chères du marché nippon, avec à peine 5 € pour un joli pantalon léger, un t-shirt airism ou heat teach, 10 € pour un jean stretch (les purs jeans allant de 15 à 30 € selon les modèles). Les t-shirt de collection sont un peu plus chers ( 10 €) que les t-shirt tout simples, sans traumatiser votre porte-feuille. Cette hiver, j’ai pu me payer une floppée de très jolis pulls sans avoir à me ruiner.

Ce sont des vêtements résistants. J’ai une fâcheuse tendance à ne pas prendre soin de mes fringues, n’ayant aucune patience pour la compréhension des machines à laver, des détergents, et j’adore tirer sur mes T-shirt, mes pulls ou mes gilets. Je bouge aussi beaucoup. Mais force est de constater que je n’ai noté aucun dégât dans la forme de mes vêtements. Pas de fil qui part en vadrouille, pas de dégaine informe, pas de pantalon qui s’élargisse ou de collant qui s’effiloche. Du jamais vu.

En hiver, Uniqlo sort sa collection heat-tech, ligne de sous vêtements et de basiques conçus pour garder la chaleur. Je n’aurai probablement pas survécu aux températures de cet hiver exceptionnel (il a neigé à Tokyo) sans mes collants, jupes et top bien chauds.

En été, c’est la gamme Airism qui sort dans les rayons, pour mon plus grand bonheur. J’adore le Japon, j’adore son hiver froid mais ensoleillé, son début de printemps et ses fleurs de cerisiers. Par contre, de juin à début septembre, je maudis les terres de cet archipel, frappées par l’humidité et des températures intenables. On transpire sans même avoir fait trois pas dans la rue, le soleil tape suffisamment fort qu’il faille se couvrir malgré la chaleur, bref, la mode aux oubliettes. Jusqu’à ce que je découvre Uniqlo et ses fringues légères et Airism. Cette gamme permet de mieux tolérer la chaleur, avec des t-shirt et sous vêtements légers, dans une matière dont le toucher est étrange, mais qui laisse respirer le corps.

 

Les pièces de créateurs sont géniales, comme la collection de T-shirt conçu avec des artistes du MoMA, dont j’ai plusieurs pièces dans ma penderie.

Ou encore avec la Warner Bros:

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About Amélie-Marie (177 Articles)
C'est en 2007 que j'ai pour la première fois posé le pied au Japon. Depuis, je n'en suis jamais tout à fait rentrée. Amoureuse de l'archipel, mais aussi des voyages, j'aime écrire à propos des mes expériences de vie, des autres cultures que je croise. Depuis 2015, chargée de communication pour une école de Japonais (Coto Language Academy), j'assiste les élèves dans leurs démarches pour venir étudier au Japon!

3 Comments on Vivre au Japon: acheter des vêtements à Uniqlo

  1. J’adore Uniqlo, on la a SF et j’achete mes pantalons et t-shirt la-bas!

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  2. Je suis une mega fan d’Uniqlo, des qu’on rentre à paris pour les vacances, avec z’homme on passe toujours par la case Uniqlo, moi j’adore leurs t-shirt, basics, simples mais pas chers et de bonne qualité, z’homme adore les pantalons du genre bien decontractés et il n’y a que la bas qu’il y trouve son bonheur sans claquer des tonnes ^^

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  3. Je vis dans le royaume de la laideur comme disait l’autre Amélie (N), alors Uniqlo est notre sauveur… et j’adore leurs vêtements de bébé, la gamme Heattech et mon homme adore leurs chemises, toutes simples et intemporelles (mais j’aimerais avoir le service nippon en Chine, le pays du non service)

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