Voyage au Japon: prefecture de Gifu, Iwamura et son château

Iwamura - Rue principale

Iwamura, lieu de notre mariage

C’est à Iwamura que nous avons fait notre acte de mariage, non sans quelques difficultés, tant notre demande leur sembla étrange. Comme je l’ai mentionné précédemment, le mariage civil n’a guère d’importance aux yeux des japonais. La date ne compte pas, tout comme le lieu. En toute logique, nous aurions dû nous marier à Shinjuku, ce qui aurait pris une vingtaine de minutes. 

Notre arrivée dans les bureaux de la municipalité d’Iwamura ne passa pas inaperçue et notre dossier leur demanda plus d’une heure de travail, à vérifier chaque information, point par point: adresse, carte d’étranger (sorte de carte d’identité), passeport, certificat de l’ambassade. Si officiellement seul le certificat accompagné du passeport suffit, officieusement, on pourrait vous demander d’avoir votre acte de naissance sur vous et de le traduire … 

Après une heure, on nous déclara que, sous réserve d’acceptation, nous « étions » mariés … Un peu perplexe, nous avons failli partir sans récupérer nos passeports. 

Iwamura, son château, sa rue principale … et sa production de sake 

Le 1 er avril, nous avons emprunté l’Akechi tetsudo à partir d’Ena, pour aller nous promener à Iwamura, très ancienne ville de la préfecture de Gifu. Elle n’existe plus de manière indépendante, ayant été absorbée par le district d’Ena. C’était aussi le jour de la hina matsuri, la célébration des petites filles.

Iwamura (岩村町 ) une « jookamachi », littéralement « ville sous le château » (ou « ville château »), une ville servant de centre administratif féodal à l’époque d’Edo. Sa rue principale aux façades encore très traditionnelles, mène aux ruines du Château d’Iwamura datant du XIIè siècle (inaccessibles en ce moment, en raison des risques de chute). Il est aussi appelé le Château du brouillard, marqué par une histoire tragique. C’est le château le plus en hauteur par rapport au niveau de la mer. En 1571, il était dirigé par une femme – fait relativement rare dans une société où les femmes étaient considérées comme des objets par les samurai et les aristocrates.

Iwamura est célèbre pour ses lettrés et intellectuels (Issai Sato, Utako Shimoda et Manabu Miyoshi … ). Utako Shimoda est une intellectuelle de l’ère Meiji, ayant créé la première école pour fille (toute classe sociale confondue), devenue l’Université Jissen pour femmes.

À Iwamura, se trouve le célèbre producteur de sake « Iwamura jozo ». Si bien sûr la boutique a un site internet permettant de commander, la visite de la boutique et de l’arrière boutique est sympathique, sans compter la séance dégustation … 

Nous y avons fait de bonnes emplettes …

Iwamura, terre de samurai

La préfecture de Gifu est une préfecture qui s’est appauvrie avec les années, et la grand-mère maternelle du Nippon, originaire de ce village, fit partie de la première vague de migration vers la capitale. Elle a laissé derrière elle la branche principale de la famille, avec laquelle quasiment aucun contact ne demeure.

À Iwamura, se trouve un cimetière de samurai très ancien appelé « jousei ji yama bochi« , qui s’étend en plusieurs endroits sur les montagnes.

Dans le cimetière se trouve la tombe des ancêtres de la grand-mère, famille de samurai servant le seigneur d’Iwamura (Niwa clan, XVIIè siècle). À l’époque, seuls les religieux, les aristocrates et les riches familles pouvaient se permettre d’avoir des tombes.

La dalle signalant l’entrée du cimetière a été payée par la grande tante du Nippon, vivant aux États Unis.

Iwamura, lieu de pélerinage du Nippon

Malgré son athéisme et son rejet des rites et traditions religieuses, le Nippon fraîchement marié souhaitait prier sur la tombe de ses ancêtres, y brûler de l’encens et finalement, demander de bonnes augures pour notre union.

Pour les amoureux du Japon, la préfecture de Gifu offre une immersion idéale dans la campagne japonaise, avec des lieux très anciens à visiter, de vieilles auberges japonaises et des spécialités culinaires locales. La population est très gentille, accueillante et serviable. 

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About Amélie-Marie (177 Articles)
C'est en 2007 que j'ai pour la première fois posé le pied au Japon. Depuis, je n'en suis jamais tout à fait rentrée. Amoureuse de l'archipel, mais aussi des voyages, j'aime écrire à propos des mes expériences de vie, des autres cultures que je croise. Depuis 2015, chargée de communication pour une école de Japonais (Coto Language Academy), j'assiste les élèves dans leurs démarches pour venir étudier au Japon!

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