Visiter Tokyo: Akihabara Electric Town, visite au quartier de l’high tech et des maids café

Le quartier Akihabara est sans conteste un « must see » de Tokyo.

Les amateurs d’anime, de manga et d’électronique le connaissent bien, puisque c’est le royaume de l’électronique (pièces détachées, neuf et seconde main, petites échoppes et grandes chaines comme softmap, yodobashi, Labi …) et de la culture moe (néologisme japonais référant à la culture du  manga, de l’anime et du jeu vidéo). Son centre est la gare d’Akihabara (aussi appelée Akiba), dont il faut prendre la sortie « Akihabara Electric Town ».

Détruit durant la Seconde Guerre mondiale, il se repeupla avec la plupart des techniciens et des ingénieurs de l’électronique, qui se retrouvèrent dans cet endroit de Tokyo en raison de sa proximité avec les usines japonaises de l’époque ainsi que son excellente accessibilité

C’est l’apparition des premières petites boutiques et étales de rue pour vendre les premiers appareils électroniques, principalement des rice cookers et des radios. 

Dans les années 1960 le boom de l’électroménager permet au quartier de croitre et avec l’apparition de l’informatique dans les années 80, c’est la consécration d’Akiba comme place marchande du tout électronique, aux prix défiant toute concurrence. 

Le Nippon aime ce quartier à mille lieues de la mode et des apparences. C’est totalement l’opposé de Shibuya, Roppongi, Ginza ou encore Omote-sando, ces lieux fashions consacrés aux fringues, bijoux, accessoires et grandes marques. 

À Akihabara, le dicton pourrait être « on vient comme on est ».

Les grandes enseignes de l’électronique japonaise sont immédiatement repérables, avec leurs panneaux publicitaires immenses, les jingles et leurs rabatteurs à l’entrée. À leurs côtés vivotent des boutiques plus petites, parfois très spécialisées (malheureusement en perte de vitesse, et progressivement rachetées).

À Akihabara on trouve absolument de tout, des pièces détachées aux accessoires, des gadgets à l’usage indéfinissable à la high tech de pointe. C’est aussi le quartier du Duty Free.

En parallèle de l’électronique, la culture Moe s’est très bien implantée et une multitude de magasins de manga, d’anime, de jeu vidéo ainsi que des maids cafés ont ouvert. Il est impossible d’échapper à la publicité visuelle et sonore, omniprésente avec les affiches géantes, les enceintes à l’entrée des magasins, les flyers qui y sont distribués à tour de bras.

En dernier détail, c’est aussi le quartier des AKB48, un groupe d’idoles déchainant les passions au Japon.

  • Acheter à Akihabara

Rien n’est plus simple de faire des achats dans les supermarchés de l’électronique. Même si tous les employés ne parlent pas l’anglais (ou si vous ne parlez ni le japonais, ni l’anglais), le langage des mains suffit amplement à se faire comprendre. Acheter et vendre, c’est presque vieux comme le monde.

Ne vous attendez pas à pouvoir marchander ou à pouvoir demander un petit complément, même avec une facture élevée. Cependant, des « cadeaux » sont donnés, selon votre type d’achat (bien souvent un accessoire allant avec l’objet de votre choix).

À la différence des enseignes françaises, aucun accessoire ou contrat de garantie ne vous sera sauvagement conseillé. Beaucoup de vendeurs circulent dans les rayons et sont toujours disponibles pour vous renseigner. Il est très facile de perdre plusieurs heures dans ces magasins, en perte de repère, conséquence de la musique, des lumières et des nombreux étages à découvrir. Tout est fait pour que vous soyez attirés et finissiez par oublier ce pourquoi vous êtes venus.

Du bon usage de votre passeport: être étranger et de passage vous permet de bénéficier d’une réduction de 5 % (Sofmap, Yodobashi … ). Attention cependant, vous devez être uniquement de passage sur le territoire, c’est à dire, moins de 6 mois. Il faut le signaler avant le passage en caisse, car une facture différente doit être établie.

C’est raté donc, si vous êtes étudiant ou en visa vacances – travail (vous pouvez abusez de la gentillesse d’un proche de passage).

Les achats dans les magasins plus spécialisés peuvent s’avérer délicats, surtout lorsque vous n’avez pas accès aux articles et qu’il vous faut demander ce que vous cherchez. Cependant, la débrouille, internet et un guide linguistique suffisent probablement à trouver votre bonheur.

  •  Vendre à Akihabara

Les grandes enseignes ont bien sur des systèmes de rachats. J’ai testé récemment le service de Sofmap (attention, ce n’est pas dans le même bâtiment et les horaires sont différents). Cette fois-ci, des rudiments de nippon sont nécessaires pour remplir les papiers, d’autant qu’il faut à leur service au minimum 24 heures pour évaluer la valeur de vos produits.

Les bonnes manières de la revente: on amène un appareil remis en configuration d’origine (configuration d’usine) avec le maximum d’accessoires retrouvés. Les produits achetés en Europe sont repris, mais à des prix inférieurs à ceux des produits achetés au Japon (compatibilité des câbles, clavier Azerty … ).

Ils reprennent à peu près tout, ce qui est assez pratique si vous voulez faire table rase de vos appareils électroniques ou que vous avez besoin d’un peu d’argent. Nous avons décidé de revendre toutes nos consoles portables ainsi que nos Asus ePad, fatigués d’être encombrés d’appareils que nous n’utilisons finalement que très peu.

  • Manger à Akihabara

Entre les maids cafés, les neko cafés, les chaines de restaurants ainsi que la galerie commerciale Atre, vendant de très bonnes choses, il n’est pas difficile de faire une pause – à condition que ça ne soit pas complet et que vous aimiez l’animation et le bruit. En passant par les ruelles, vous trouverez facilement des petites échoppes, très tranquilles – peut être plus abordables aussi.

  • Se divertir

Lassés des boutiques, déjà passés par la case café concept, vous pouvez profiter des multiples salles d’arcades, salles de photomatons japonais (purikura) ou encore salles d’UFO catchers (ces machines remplies de cadeaux que l’on essaye d’obtenir en les faisant tomber).

UFO Catchers

Photomaton japonais. Vous êtes perdus ? Rassurez-vous, c’est normal !

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About Amélie-Marie (177 Articles)
C'est en 2007 que j'ai pour la première fois posé le pied au Japon. Depuis, je n'en suis jamais tout à fait rentrée. Amoureuse de l'archipel, mais aussi des voyages, j'aime écrire à propos des mes expériences de vie, des autres cultures que je croise. Je travaille depuis 2015 pour Coto Academy, une école de langue de japonais et Coto Work, une agence de recrutement sur Tokyo.

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